Qui est qui ? Guillaume d’Orange et les objets

Granger, gauche Guillaume habillé en marchand conquiert Nîmes. Centre : le mariage. Droite : Guillaume tue le géant Isoré. Illuminations du XIIIe. manuscripts of the 'Chanson de Guillaume d'Orange.'

Granger, gauche Guillaume habillé en marchand conquiert Nîmes. Centre : le mariage. Droite : Guillaume tue le géant Isoré. Illuminations du XIIIe. manuscripts of the ‘Chanson de Guillaume d’Orange.

Nous allons étudier

- Le contournement de Louis
- Le charroi de Nimes
- Guillaume d’Orange
- Le Moniage de Guillaume

Et nous porterons plus particulièrement notre intérêt sur le vêtement et l’accessoire.Quels vêtements ou accessoires font un roi, un chevalier, un marchand, un moine ???

Y a-t-il une métamorphose du personnage lorsqu’il revêt ses objets ?

Quel sont les messages de l’auteur concernant cet habituel postulat “l’habit fait le moine” ?

Le cycle de Guillaume d’Orange

Le cycle le plus imposant de l’épopée médiévale, constitué entre le XIIe et le XIVe siècle, repose sur le concept de geste, famille héroïque au sein de laquelle se détache le personnage de Guillaume, marqué par une blessure glorieuse (la boce sur le nez ou la mutilation de celui-ci), qui conquiert Orange sur le Sarrasin Tiébaut auquel il ravit aussi Orable, son épouse, devenue chrétienne sous le nom de Guibourc. Ce cycle compte 26 chansons dont 10 concernent Guillaume, son neveu Vivien et Rainouart, le frère de son épouse, Guibourc (le petit cycle). Quant aux autres chansons, elle concernent le lignage de l’ancêtre supposé de Guillaume : Garin de Montglane. “La geste de Guillaume d’Orange est le modèle même de l’assemblage cyclique épique. Elle s’est constituée progressivement, autour d’un noyau ancien, par le rassemblement de chansons séparées ayant vécues d’une vie autonome avant leur regroupement, mais aussi au moyen de créations ad hoc, proprement cycliques, visant soit à établir un pont entre des œuvres mal ajustées (ainsi de la Chevalerie Vivien qui prend place entre les Enfances Vivien ou La Prise d’Orange et Aliscans qui commence en plein cœur de la bataille et appelait donc une soudure, un raccord), soit à étendre la matière à la parenté du héros principal, Guillaume…” (p. 13 de l’introduction de Dominique Boutet dans son édition du Cycle de Guillaume d’Orange).
BOUTET, Dominique, Le cycle de Guillaume d’Orange, Anthologie, Paris, collection Lettres Gothiques,  1996.

File:Charlemagne et Louis le Pieux.jpg
Grandes Chroniques de France, France, Paris (BnF Français 73, fol. 128v)
Charlemagne et Louis le Pieux (ref Le couronnement de Louis) XIVe

- Enfances de Garin de Montglane, - Garin de Monglane, - Hernaut de Beaulande, - Renier de Gênes, - Aimeri de Narbonne, - Enfances Guillaume, - Département des Enfants Aimeri, – Siège de Narbonne, - Couronnement de Louis, - Charroi de Nîmes, - Prise d’Orange, - Enfances Vivien, - Chevalerie Vivien, - Aliscans, - Rainouart, - Bataille Loquifer, - Moniage Rainouart, - Siège de Barbastre, - Bueves de Commarchis, – Guibert d’Andrenas, – Prise de Cordres, – Mort Aimery de Narbonne, - Enfances Renier, - Foulque de Candie, - Moniage Guillaume, - La chanson de Guillaume

File:Tour Ferrande - légende de Guillaume d'Orange.JPG
fresques de la Tour Ferrande à Pernes les Fontaines, Vauccluse, France
Combat entre Guillaume d’Orange et Isoré – XIIIe siècle – (Véronique PAGNIER)
File:Tour Ferrande - représantation symbolique d'Orange.JPG
Tour Ferrande – représantation symbolique d’Orange, à Pernes les Fontaines, Vauccluse, France, XIIIe siècle, (Véronique PAGNIER)

ressources complémentaires

Article à lire (http://graal.hypotheses.org/517) Le scandale du stemma contaminé. Note sur l’usage des cardiogrammes en philologie.

Le Charroi de Nîmes est l’une des plus anciennes chansons puisque, selon Jean Frappier, elle a été écrite vers le milieu du XII°, ” entre 1135 ou 1140 au plus tôt et 1160 ou 1165 au plus tard”. Elle prend pour thème un roi ingrat qui, lors de la distribution des récompenses (des fiefs), oublie Guillaume Fierebrace (le personnage étant inspiré de Guillaume de Toulouse). Celui ci, ne voulant pas être en reste, utilise la ruse pour conquérir alors la cité de Nîmes, aux mains des sarrasins.
Le style est assez éclectique. En effet, le texte associe l’héroïque, le comique, le pathétique, le réalisme et le burlesque.

Guillaume, au retour de la chasse, apprend que le roi Louis a, en son absence, distribué les fiefs à son entourage et l’a oublié. Il rappelle au roi les services rendus et lui demande d’aller conquérir le royaume de Nîmes.

Dieu, dit Guillaume, toi qui naquis de la douce Vierge
pourquoi ai-je tué tant de beaux jeunes gens
et pourquoi ai-je affligé tant de mères,
péché qui est resté au plus profond de moi-même ?
J’ai servi si longtemps ce mauvais roi de France,
sans y gagner la valeur d’un fer de lance.

Il se déguise alors en marchand et cache ses hommes dans des tonneaux placés sur des charrettes…
Guillaume a réellement existé, il a conduit les grandes expéditions de Charlemagne en Espagne. En 806, il se retire dans l’abbaye qu’il a fondée. L’auteur du Charroi le transporte du règne de Charlemagne à celui de son fils Louis, époque de décadence. Un souverain faible trouve en face de lui de grands féodaux turbulents ou révoltés.

Le Charroi de Nîmes.
Table des matières

I) Intro: 2
II) La « matière de France » 2
III) Cycle de Guillaume d’Orenge 2
IV) Caractéristiques de la chanson de gestes 3
A- Un sous-genre épique 3
B- La composition épique 3
C- la récitation 4
D- Conclusion: 5
V) Les structures et les motifs du Charroi de Nîmes 5
A- remarques sur la structure du texte 5
Les petites laisses 5
Les laisses moyennes 5
Les grandes laisses: 5
B- Les motifs narratifs 6
L’assemblée royale (motif de la cour plénière) 6
Paroles d’insulte et de menace, vantardises, cris de guerre. 6
La parole de remémoration des exploits passés 6
Le combat au poing (le cassage de gueule) 6
C- Motifs rhétoriques 6
L’armement 6
La mêlée générale 7
Le portrait du héros. 7
La mobilisation des chevaliers. 7
exposé: ‘dernière offre du roi’ v380 à 414 dans laisse 15. 7
D- Reprise commentaire laisse 15 8
introduction 8
I ultime débandade du roi 8
Ultime tentative de persuasion 8
II) une situation insoluble? 8

Intro:
C’est une chanson de geste anonyme datant du début du XII qui a pour personnage Guillaume Fierbrace (futur Guillaume d’Orenge). C’est un baron de Charlemagne ( IIX, IX siècles) un des chevaliers principaux, il y a un écart de 4 siècles avec le temps de la composition, c’est un passé lointain mystifié, une chevalerie idéalisée.
La « matière de France »
Cette expression est emprunté au prologue de la chanson de saisnes de Jean Bodel. Il distingue trois matières, ou fonds thématiques utilisés par les textes médiévaux:

  • Matière de Rome
  • ” ” de Bretagne
  • ” ” de France

…Rome: Légendes de l’antiquité (4 romans conservés en tout), composés au XII siècle = « romans antiques »:

  • Roman d’Eneas (réécriture de l’Eneide)
  • ” ” de Troie (Iliade)
  • ” ” De thèbes (Thébaïdes de Stace)
  • ” ” d’Alexandre

→ anachronismes: transposés à l’époque contemporaine .
Bodel à écrit: « savantes et chargées de sens » = but didactique.

… Bretagne: Imaginaire breton, celtique, cette partie est beaucoup plus prolifique, les histoires sont regroupées autour du roi Arthur. On retrouve des lais, des romans de chevalerie, Tristan et Yseult…
Bodel: « irréelle et séduisante » = divertissement.

…France: Centrés autour de la figure de Charlemagne et son entourage, les héros sont nobles (barons, chevaliers), chansons de gestes.
« voient chaque jours leur authenticité confirmée » = valeur de vérité historique, au MA, témoignage sur un épisode célèbre.
Matière à la gloire de la France, exalter l’identité nationale. Thème de CdN (Charroi de Nîme)= démêlés du héros avec le roi de Louis (XII, Le pieu), rapports entre un vassal et son suzerain.
Cycle de Guillaume d’Orenge

Constitué entre XII et XIV. G. Boulet: « ce cycle comporte 26 chansons dont 10 font le petit cycle (qui portent sur Guillaume, son neveu Vivien et son beau-frère Raynouard) …. »
C’est un rassemblement de chansons liées entres elles par des chansons de raccord, écrites à postériori. Une fois que tous les grands exploits étaient narrés ils élargissaient le cycle avec de nouvelles aventures, des épisodes méconnus, des récits de jeunesse etc…)
= il y avait de nombreuses copies c’était un personnage très populaire.
Le CdN est situé entre le couronnement de Louis et la prise d’orange.

Le CdN, chanson de raccords? Dans le prologue on trouve un rappel du couronnement de Louis mais aussi des chansons qui suivent. Mais il se pourrait juste que le prologue ait été remanié pour créer une continuité, une cohérence cyclique.
Caractéristiques de la chanson de gestes Un sous-genre épique

‘gesta’ – gerere = agir
gestes= faites et gestes, exploits.
La chanson de geste est la forme que prend le sous-genre de l’épopée au MA.
En 1100, la chanson de Roland à un grand rayonnement.

Qu’est ce qui caractérise une épopée?

  • Narre des exploits héroïques, souvent par des guerriers. (dans la 1ére partie du CdN, on s’éloigne un peu de ça mais narre quand même les exploits passés par la confrontation entre Guillaume et son roi, il montre son caractère de héros en se posant d’égal à égal avec le roi.)
  • l’univers décrit est légendaire (dans l’Iliade, des divinités interviennent), ici nous avons un passé mythique mais pas de surnaturel. Mythe de la grande lignée des carolingiens (Charles Martel, Pépin le bref, Charlemagne, Louis le Pieux) qui sont tous qualifiés d’empereurs, époque des rois honnêtes, des chevaliers valeureux. La France avait un rayonnement extraordinaire qui est idéalisé, ce ne sont pas des réalités historiques (héros # sarrasins, chrétiens # païens).
  • Un univers féodal: essentiel dans le ressort dramatique car les rapports personnels font avancer la chanson. Il y avait un vrai rapport d’hommes à hommes dans la féodalité, quand mécontentement, on ne passe pas par un juriste.
  • Ce ne sont pas des personnages solitaires, ils sont liés aux autres (Guillaume et son neveu, Achille et Patrocle) , l’idéal de la monarchie française – bravoure exceptionnelle.

La composition épique

Comment est construite une épopée?
La longueur est variée mais la chanson de geste est écrite en décasyllabes épiques (10)- césure à la 4ème syllabe ( a minori 4/6).
« Oiez, seignor, / Deux vos croisse bonté »
exception, la césure épique:
« Comme il prist ny/m(es) par le charroi mené »
→ le (es) n’entre pas en compte. Cela permet de marquer une pause forte dans le vers mais garde la souplesse 4/6.

Le nom des strophes est ‘laisses ‘, la longueur est variable, ne renvoir pas forcément à une unité thématique mais toutes les dernières syllabes ont une terminaison similaire.

Le style épique aime :

  • les hyperboles « le meilleur homme qui ait jamais cru en dieu »
  • les images « n’a pas de foin à donner à son cheval » = pauvre
  • les épithètes homériques «  le marquis au court nez » « le ber (=le brave) », « a la chiere hardie » (= au visage farouche)

composition des différentes premières laisses du cycle:

  • commencent toutes par « oyez segnors »
  • invocation à Dieu pour plaire à l’auditoire
  • réclame de la chanson avec 2 motifs: la bonne chanson + chanson rare.
  • Place variable à la description du contenu de la chanson.
  • Certains vers sont identiques « c’est de Guillaume le marquis au court nez », « c’est de guillaume au court nez le marquis »…

la récitation
Chanson de geste: car textes fait pour être chantés, récités à voix haute devant un publique par des professionnels appelés ‘jongleurs’. Les jongleurs connaissaient le canevas du texte mais la formulation changeait, ils n’apprenaient pas par cœur. Ils pouvaient l’allonger, la compléter ou la résumer selon les situations.
Les auteurs restés anonyme sont appelés les ‘trouveurs’, il est probable que c’était les même personnes jongleurs/trouveurs. Ils pouvaient être accompagnés d’instruments de musique mais avec mélodie simple, seuls 2 vers avaient une mélodie particulière (le 1er et le dernier, appelés vers d’intonation et vers de conclusion).
Le publique: apostrophé au vers 1: formule de politesse, ne signifie pas que le publique était noble, au contraire,la chanson de geste est un genre populaire en opposition avec le roman de chevalerie. Dans un château ou dans un cour d’auberge, devant des barons ou au milieu d’une foire. Beaucoup de chanson on des traces de demande d’argent au début, ne chante que s’il est assez payé à l’avance. C’est surement pourquoi les prologues ressemblent à des réclames. Avait souvent lieu après le repas et avant la nuit= souvent pas plus de 2 heures. Environ 1000 vers à l’heure, certaine vont jusqu’à 40 000 vers, la chanson de Roland en fait 4000.
Les textes sont des aides mémoire, ils notaient aussi les adresses au publique: recréaient un sentiment de communauté car les chansons des gestes servaient à recréer nue identité nationale. A aussi une influence sur les versions des manuscrits: des variantes sur une même chanson.

Conclusion:
On ne peut étudier le charroi de Nîmes comme un roman, on a besoin de le replacer dans son contexte littéraire, social et idéologique du milieu du XII siècle ou Guillaume fait office de héros national dans un chant qui est la célébration épique d’une identité collective. Il est donc porteur des valeurs chrétiennes et féodales à distinguer des valeurs des romans de chevalerie (héros solitaire).
Les structures et les motifs du Charroi de Nîmes
Polycopié n°3
remarques sur la structure du texte Les petites laisses
Dans le tableau, on voit qu’elles apparaissent de manière régulières (62%) toujours groupées par 3 ou 4 en règle générale. Elle peuvent évoquer des éléments lyriques, descriptifs ou narratifs:

  • lyrique: notamment au pathétique: permettent de créer des //, des jeux de miroirs. La trame du récit reste au second plan, seul compte la parole des personnages et son efficacité poétique.
  • Narratif: (ex: 41 à 45): étape sur la route de Nîmes, l’entrée en ville, affrontement de Guillaume sur les sarrasin. L’action est réduite, elles servent donc surtout à annoncer les laisses qui vont suivre, à brosser le décor, à créer un climat.
  • Descriptions: peu développées (dut à l’esthétique de la chanson de geste). Point de départ à une scène. Détourne attention de la trame narrative= sorte de pause.

Donc: pauses dans la narration, détacher certains éléments que l’on veut mettre en relief (personnage, décor, une certaine formulation). Elles servent de jalons qui donnent à méditer au publique.
Les laisses moyennes
Celles ou vont se situer l’essentiel de l’action. La que vont se construire les scènes le personnages les événements. On peut reconstituer l’action jute avec elles. Entre 20 et 60 vers. Peuvent contenir des récits dans le récit, notamment des retour en arrière, la narration n’est pas toujours linéaire.
Les grandes laisses:
Que 4 dans toute la chanson. Entre 76 et 113. La 1ère est la laisse d’ouverture de la chanson: annonce de toute la première partie de la chanson. 2ème: histoire du marquis Bérenger trahit par le roi (sommet de l’altercation entre Guillaume et le Roi, moment charnière ou Guillaume se rend compte qu’il n’a rien à attendre de son roi et va devoir conquérir son royaume tout seul). 3Ème: épisode dont on pourrait se passer mais entraine le départ de Guillaume pour Nîmes. 4Ème (49): Guillaume est reconnu quand il essayait de se faire passer pour un marchand, bascule à une ruse à un affrontement en ordre de bataille.
Importantes pour le déroulement de l’action et ouvrent vers une nouvelle étape de la narration: fonction dramatique avant une bascule vers un nouveau ‘chapitre’, vers une nouvelle étape.

Les motifs narratifs
Les chansons de gestes ont un certain nombre de scènes repères, de scènes typiques.
L’assemblée royale (motif de la cour plénière)
Dés le vers 58 et suivants: occupe la première moitié du texte. La cour plénière est la cour rassemblant l’ensemble des vassaux, que pour des grandes fêtes. Les chansons de geste aiment à décrire ces cours plénières, avec des étapes obligée: repas, fête, ou séance de conseil entre le roi et ses plus grands vassaux. Ici sert de cadre à l’affrontement entre héros et le roi injuste.
Début: le héros entre de sa propre initiative sans être invité à la distribution de fiefs. N’est pas vêtu selon le protocole (revient de la chasse). Vient demander des comptes au roi, réclamer justice pour ses services: demande un fief. Ici démonstration de la faiblesse du roi (il est jeune, vient de monter sur le trone et n’est ps digne de son père Charlemagne). N’obtient rien= conquête par lui même= montre sa vaillance au combat et sa largesse. C’est le moteur de l’action de la deuxième partie de la chanson.
Paroles d’insulte et de menace, vantardises, cris de guerre.
Plaintes de Guillaume au roi quand celui ci veut déshériter les ainés des vassaux morts au combat= il manque à son devoir.
Vers 1332: Il se fait tirer la barbe (démasqué) et réagit par la colère
vers 1358: démasqué monte sur une pierre et harangue avant la bataille générale en menaçant les sarrasins.
Divers exemples de paroles véhémente des personnages qui nous introduisent dans un contexte d’affrontement/ très fréquent dans les chansons de gestes.
La parole de remémoration des exploits passés
Quand Guillaume rappel ses exploits au service de Charlemagne. Les formations sont souvent les mêmes, autour du verbe (se) membrer = se souvenir. Beaucoup de passages sur le couronnement de Louis
Le combat au poing (le cassage de gueule)
Régulièrement Guillaume tabasse les gens. Vers 742: quand il tue le traitre devant le roi. Vers 1372: quand il tue une roi sarrasin. Pas de combats: il suffit qu’il frappe une fois pour que les adversaires meurent. Seul héros des chansons de gestes aussi fort, d’ou son surnom « Guillaume Fierebrace » (bras forts).
Motifs rhétoriques L’armement
Quand le héros s’équipe. Vers 859 et suivants « ….. » les formules sont toujours les mêmes ainsi que l’ordre: le haubert, heaume, épée, on monte sur les destriers, les écus.
Puis on élargit à toute l’armée. V 867 « la on vit tant de heaumes étinceler » formulation typique de la chanson de geste avec un appel à l’auditeur ou on l’invite à s’identifier, ex: « lor veissiez»alors vous auriez vus »
Mais ici le motif est détourné, ne finit pas sur un combat (type sublime, pour impressionner) mais ici on tombe sur la trivialité, description d’un paysan= contraste brutal pour créer du comique.
V 1034/1046: décrit déguisement de guillaume: détournement du motif de l’armement. Tout est ramené au style bas en décrivant attributs d’un paysan.
La mêlée générale
V1423 et suivants: mise en scène visuelle et très générale de la bataille.
Le portrait du héros.
V12 « il fit beaucoup pour développer la chrétienté » = l’identifie à un style de héros épique, en quelques mots renvoi à toute une tradition.
V51 « était très noble et très vaillant »: description passe partout.
La mobilisation des chevaliers.
V641 et suivants: utilise le thème mais en plus trivial, une part au burlesque: monte sur une table et non pas une hauteur du champ de bataille, cri au lieu de haranguer. Mais en même temps montre l’enthousiasme du héros avant la bataille.
V115 utilisé non pas pour une bataille mais pour un voyage.


French Medieval Manuscripts in Cambridge

A free exhibition, The Moving Word: French Medieval Manuscripts in Cambridge,  at Cambridge University Library.

https://exhibitions.lib.cam.ac.uk/moving-word/

Image inherited from collection

The moving word

‘The moving word: French medieval manuscripts in Cambridge’ is a celebration of manuscripts held by the University Library and Cambridge colleges, and a survey of how knowledge travelled in manuscript form around Europe and the Mediterranean between 1150 and 1530. ‘French’ at this time was not just a language associated with what we now call France. It was an international language of scholarship and trade, independent of political boundaries and cultural identities. Nor was Paris the centre of manuscript production and transmission before the end of the reign of Philippe Auguste (Gonesse, 1165–Mantes-la-Jolie, 1223). Many French manuscripts were produced in England, the Low Countries, Italy, Cyprus, the Peloponnese, and the Middle East, and they travelled widely across linguistic and cultural spheres. England, in particular, played a major role in the dissemination of medieval French materials and many of the major traditions, including Tristan, the Lais of Marie de France, and the Song of Roland have their earliest roots in England before moving, via English manuscript production, to the continent. French continued to be used in commerce, law, and literature in medieval England; and Anglo-Norman, or Insular French, developed its own characteristics and lexicon. This exhibition highlights this cross-fertilisation and celebrates the richly multilingual and itinerant nature of medieval French literary traditions.

http://sms.cam.ac.uk/media/1637684

Using works such as a 13th century Arthurian manuscript once owned by the Templars, the earliest-known version of the Tristan and Isolde, and a French phrasebook from the Middle Ages, this exhibition will look at the enormous cultural and historic impact of the French language upon life in England, Europe, the Middle East and beyond at a time when French – like Latin before it and English today – was the global language of culture, commerce and politics.

The Moving Word, curated by Bill Burgwinkle and Nicola Morato, is part of a wider AHRC-funded research project looking at the question of how knowledge travelled in manuscript form through the continent and into the Eastern Mediterranean world, freely crossing linguistic and cultural boundaries at a time when France was a much smaller political entity than it is today.

Burgwinkle, Professor of Medieval French and Occitan Literature at Cambridge, said, “French may have been brought to England by the Normans in 1066 but it was already here well before then as a language of knowledge and commerce. It served as the mother tongue of every English king for almost 400 years, from William the Conqueror to Richard II, and it was still in use as a language of royalty, politics and literature until the Tudor period, when we see Henry VIII writing love letters in French to Anne Boleyn.

“Cambridge University is home to one of the world’s finest collections of medieval manuscripts of this kind. This exhibition not only gives us a chance to display the Library’s treasures, but also reminds us how the French language has enriched our cultural past and left us with a legacy that continues to be felt in 21st century Britain.

“Medieval texts like the ones we have on display became the basis of European literature. The idea that post-classical Western literature really begins with the Renaissance is completely false. It begins right here, among the very manuscripts and fragments in this exhibition. People may not realise it, but many of the earliest and most beautiful versions of the legends of Arthur, Lancelot and the Round Table were written in French; The Moving Word is a celebration of a period sometimes unfairly written out of literary history.”


Découvrez le monde Arthurien

BnF, Manuscrits, Français 1454 fol. 1

Histoire d’une légende

Arthur
Rien ne permet d’affirmer que le personnage d’Arthur a réellement existé. Son nom apparaît dans des légendes galloises à partir de l’an 600. C’est en puisant aux sources de la tradition celtique que Geoffroy de Monmouth inscrit Arthur dans son Histoire des rois de Bretagne en 1136, et fonde ainsi le mythe littéraire.
Suivez les étapes de la visite guidée qui vous est proposée par la Bibliothèque Nationale de France et répondez aux questions que j’ai préparé pour vous.
Demain, nous étudierons plus particulièrement certaines reproductions tirées de l’exposition pour essayer de les relier avec notre première lecture de La Mort le Roi Artu (c. 1237).
http://expositions.bnf.fr/arthur/images/3/fr_1454_001.jpgRobert Wace (v. 1110-v.1170), Roman de Brut
Brutus débarquant dans l’île d’Albion [Grande-Bretagne]
Roman écrit vers 1155
Manuscrit copié au XIVe siècle
BnF, Manuscrits, Français 1454 fol. 1
© Bibliothèque nationale de France
Le Roman de Brut de Wace est l’adaptation en vers français d’une chronique anglaise due à un clerc, Geoffroy de Monmouth, et intitulée Historia Regum Britanniae (c’est-à-dire Histoire des rois de Bretagne). Il raconte que le premier conquérant de la (Grande) Bretagne a été le héros éponyme Brutus, descendant du Troyen Énée, lui-même ancêtre de Romulus. Brutus n’aurait trouvé en Angleterre que des géants qu’il combattit avec succès et donna alors son nom aux Bretons, l’île d’Albion devenant la Bretagne.
http://expositions.bnf.fr/arthur/images/3/art_194.jpg
Le Roi Arthur
Pierre de Langtoft († vers 1307), Chronique d’Angleterre
Le roi Arthur et ses royaumes
Manuscrit copié en 1307
Londres, The British Library, Ms Royal 20 A II
© The British Library Board
Sur cette enluminure, Arthur est représenté portant un bouclier à l’image de la Vierge. A ses pieds, trente couronnes symbolisent les royaumes qu’il a conquis.
http://expositions.bnf.fr/arthur/images/3/049.jpg
Petit armorial équestre de la Toison d’or
Le roi Arthur et Charlemagne
Lille ?, 1435-1440
Papier, 290 x 210 mm
Provenance : Pierre Quesnel ; Jean Bigot ; M. Bigot de Monville ; Roger de Gaignières ; cédé à la Bibliothèque du roi en 1710
BnF, Manuscrits, Clairambault 1312 (1) (p. 242-243)
© Bibliothèque nationale de France
Le prestigieux ordre de chevalerie de la Toison d’or, fondé en 1430 par le duc de Bourgogne Philippe le Bon, s’inscrit dans un nouveau modèle chevaleresque qui s’éloigne de la Table ronde pour se rattacher au mythe antique de la quête de la Toison d’or par Jason et les Argonautes. Le Petit armorial équestre de la Toison d’or a été ainsi nommé pour le distinguer du Grand armorial du même nom, son contemporain, dont le manuscrit est conservé à la bibliothèque de l’Arsenal ; le recueil, tel qu’il se présente aujourd’hui, comporte une suite de 47 figures équestres dessinées et peintes en pleine page, consacrées en grande partie à la représentation des 33 chevaliers de la Toison d’or qui ont appartenu aux promotions des années 1430-1433. À la différence du Grand armorial, il contient également, bien que de façon incomplète, la série des figures historiques ou mythiques connue sous le nom des Neuf Preux et des Neuf Preuses.
Parmi ces héros et suivant l’ordre traditionnel des “preux de la loi chrétienne”, Arthur figure entre Charlemagne et Godefroy de Bouillon. Monté sur un cheval blanc, le roi, armé de toutes pièces, le visage presque entièrement caché, s’élance, tenant une bannière à ses armes de la main droite et brandissant son épée de la gauche. L’extrême stylisation de la silhouette met en valeur les armoiries arthuriennes, dont les trois couronnes d’or serties de joyaux sont posées en pal sur fond de gueules (rouge).

Play medieval!

Fief is a game of dynastic ambition, where players assume the roles of nobles in the 14th century Kingdom of France.

fief_1429

Academy Games, which specializes in history-related board games, is making an English-language version of a popular French game in which players assume the roles of nobles in the 15th century Kingdom of France. They can gain power through secular and ecclesiastical politics, and be able to become the power-behind-the-throne for the King or Pope.

Fiefs have different colored backgrounds and Bishoprics have heavy bordered outlines that include several different Fiefs.

The game fun can range from getting good harvests to raise the church tithe, or being hit by the plague or having a peasant uprising!

The game-makers have easily surpassed their goal of $20,000 and are using the extra money raised to make additional improvements to the game. Those who pledge certain amounts will recieve an advance copy of the game, which is due to be ready by June 2014. You can get more details about the game by visiting their Kickstarter page or by going to http://academygames.com

And if you want to play in French, don’t hesitate…

Dans un royaume du Moyen Âge, luttez pour faire de votre famille la plus puissante : intrigues, négociations, mariages politiques, trahisons, guerres, tous les moyens sont bons pour parvenir à vos fins. Obtenez les plus hauts tires pour vos personnages : roi, reine ou pape… et les privilèges qui vont avec !
Le jeu culte des années 80 revient dans une nouvelle version entièrement remaniée.


My French Film Festival… don’t miss it!

MyFrenchFilmFestival.com is an innovative concept the aim of which is to showcase French directors and enable Internauts all over the world to share their love of French cinema. For its fourth edition, the festival returns with new films, new foreign languages, new partner platforms and launches in cinemas in several territories.

When?

Between 17 January and 17 February film lovers all over the world will be able to access all the films proposed by the on-line French film festival. As an avant-première, the shorts can be viewed this year free of charge on 21 December within the framework of the Shortest Day, in celebration of short films.

The principle

Ten French features and ten French shorts are competition. Internauts are invited to score all the films and leave their comments on the website. The selection includes two Belgian films in competition, as well as, out of competition, one heritage film and two Canadian films in French.

How?

The festival, including both the website and films, is available worldwide in 13 different languages: Arabic, Chinese, English, Finnish, French, German, Italian, Japanese, Polish, Portuguese, Russian, Spanish, and Turkish.

As of 3 December 2013, Internauts can view free of charge exclusive interviews with directors and actors, as well as film trailers.

Where to see the films?

On the platform myFrenchFilmFestival.com for all countries, the festival being equally available on twenty other partner platforms, according to the territories, including iTunes in more than 80 countries.

All selected films will be available from the French Institutes abroad via the platform IF Cinéma as of 17 January, with showings in the cultural network’s cinemas.
The films will also be proposed to 400 airline companies via our partner Skeye for inflight projections, as well as more than 1,500 art houses worldwide, thanks to the network of our partner SpectiCast. The list of projections will be available on the website myFrenchFilmFestival.com at the end of December.

Award-winners

Seven prizes will be awarded at the end of the festival (four for features, three for shorts):

  • The Filmmakers Award
    Jury composed of foreign directors and presided by Jean-Pierre Jeunet
  • The Audience Award
    Internauts worldwide can vote for their favourite films on the festival’s website.
  • The Social Networks Award
    100 film buffs from all over the world, influential on Facebook and Twitter, vote for their favourite films.
  • The International Press Award
    11 journalists from major foreign dailies vote for the winning films.

The filmmakers and international press juries will meet together in Paris during the festival to vote on the winning films. The award-winning films will be shown on Air France flights for a duration of 6 months.

Prices

Worldwide:
- Rental of a feature: 1.99 euros
- Rental of a short: 0.99 euros
- Features pack: 11.99 euros for one access to the features
- Shorts pack: 5.99 euros for one access to the shorts
- Full Access pack: 15.99 euros (access to the entire available programming of the festival)

In France, only the shorts are accessible.


Who are we?

unifrance.orgSince 1949, uniFrance films has federated more than 900 French motion-picture professionals (producers, actors, exporters) to promote their films to audiences, professionals and foreign media. uniFrance films is structured along five axes :

I. Organisation each year in Paris of the largest French film market: the “Rendez-vous with French Cinema”; presence at the major international markets (Cannes, Berlin, Toronto, Los Angeles, Hong Kong…); and support to foreign distributors for theatrical releases of French films.

II. Increasing foreign journalists’ awareness of French Films (with the organisation of press junkets with French artists), as well as increasing awareness of foreign exhibitors to French cinema at exhibitor congresses in a dozen countries, and film buyers for connected TV and Web platforms.

III. Organisation of French film festivals in 10 strategic countries (United States, Germany, Italy, United Kingdom, Russia, Japan, Brazil, China…) and on the Internet (MyFrenchFilmFestival.com) throughout the world; active support of French cinema at 60 international festivals (Cannes, Berlin, Locarno, San Sebastian, Pusan…).

IV. Organisation of masterclasses given by French directors in foreign film schools and universities in a dozen countries.

V. Promotion and subtitling of French shorts at festivals, markets and on the Internet.


Macabre discovery, Carolingian mystery

Dans cette section, je souhaite que nous mettions en correspondance la lecture des extraits du Roland avec la découverte qui vient d’être faite par des archéologistes en France.

Merci de préparer le questionnaire que nous acons conçu avant de venir en classe

The bodies of Bodies of men, women and children thrown into a well during the Carolingian erabetween twenty and thirty people have been discovered in a well by archaeologists in France.

The discovery was made by a team working for the Institut de recherches archéologiques préventives. They were just finishing a five-month dig of a Gallo-Romano site at the town of Entrains-sur-Nohain in Burgundy, in which they discovered the remains of several stone houses, a Roman road, forges, and even some small bath houses.Zoom:Dans les faubourgs d’Intaranum 

The archaeologists had excavated one of the wells on the site when they came across the remains of many skeletons at a depth of about four metres. The bodies of between 20 and 30 individuals seem to have been dumped into the well at the same time, and include men, women and young children.

Carbon 14 Dating has found that the skeletal remains are from the between the 8th and 10th century. The archaeologists believe that they may have the civilian inhabitants of this area who were massacred, perhaps by Viking raiders or in the internal conflicts of the Carolingian Empire. The Battle of Fontenoy-en-Puisaye, which took place in 841, occurred only about 25 kilometres from Entrains-sur-Nohain.

Another possibility is that these people were victims of an epidemic. The archaeologists are planning to conduct further tests on the remains to get a more exact date when they killed, and to see if the have any signs of trauma or disease.

Source : inrap.fr

Pendant la fouille archéologique d’un quartier de la période gallo-romaine à Entrains-sur-Nohain , l’équipe de l’Inrap fait une découverte macabre : dans l’espace restreint de l’un des puits qui alimentait le village en eau, les archéologues exhument des squelettes humains et deux grosses clefs, à plus de 4 m de profondeur.
Une datation Carbone 14 de l’un des ossements livre un premier indice chronologique : si le puits est antique, les dépouilles sont attribuées au IXe siècle de notre ère.

Intervenants

Stéphane Venault, archéologue responsable d’opération (Inrap)
Carole Fossurier, anthropologue (Inrap)
Gilles Rollier, archéologue médiéviste (Inrap)

reported by medievalists.net


Plague in Medieval French Towns… How they dealt with it?

oonjour à tous,

Faisant suite à notre lecture, je souhaite que vous lisiez cette article et que vous m’expliquiez en quoi ces révélations corroborent les tensions que nous avons notées dans notre poème.

On se voit lundi

A new article is revealing how French towns coped with waves of plague outbreaks and other diseases in the late Middle Ages. It explains how these towns they made vigorous attempts to improve hygiene, employ doctors and isolate those infected so they would not spread the disease.

The article, “Plague Ordinances and the Management of Infectious Diseases in Northern French Towns, c.1450-c.1560,” by Neil Murphy, focuses on cities such as Paris, Rouen, Amiens and Tournai, making use of surviving municipal records. During this period, outbreaks of plague occurred about once every ten years and municipal councils were seeking out ways to help prevent and deal with the epidemics.

One of the first measures that towns would take would be to keep the streets clean and improve hygiene, as it was believed that polluted air was one of the major factors in the spread of disease. Street cleaning and refuse removal was done in some towns by the 14th century, and areas that were especially polluted, like markets, would be “targeted for vigorous cleaning by specially-appointed teams of workmen.” There was also a range of new sanitary laws during this period, such as a prohibition on public urination in Abbeville in 1459 and a demand that all houses in Rouen have their own latrine in 1518.

Murphy notes that in the towns you would have a “plague industry” – people who would be employed to deal with these epidemics, includ Engraving depicting the Saints Innocents cemetery in Paris, around the year 1550ing teams to bury the dead, and surgeons and physicians to treat the ill. In the summer of 1458, Abbeville’s town council hired between 12 and 16 men as gravediggers for 12 s. per week. In 1483 the same town hired a barber-surgeon who would bleed patients (it was wrongly believed that bleeding victims was a good treatment), but he died two weeks into the job. The town council was only able to hire a replacement after doubling his wages. Meanwhile in Amiens in 1478, a group of Franciscan monks agreed to pledge their services to the town to take care of the ill – the town council in return send them food and supplies and helped pay for the upkeep of their buildings.

University-trained physicians would also be hired to give advice to town councils and help determine which type of sickness was threatening the inhabitants. Throughout the fifteenth-century it became more understood that it was important to implement quarantine measures and “limiting the contact between the healthy and the sick.” For example, in 1402 the town of Saint-Flour confined all prostitutes in a house until an outbreak was over, while in Amiens in 1493 and 1519 they hired mercenaries to guard the city’s gates so that no one could enter or leave the town.

While in some towns those who caught the disease and their families were confined to their houses for several weeks, although efforts were made to provide them with food. A more drastic measure was introduced at Troyes, in which those who were sick and all their relatives would be banished from town for at least three months and had their homes burned to the ground. By the sixteenth-century many towns had pest houses, where all those who were sick would be taken and treated (as well confined until they either died or got better). Murphy also notes that these towns were also gradually imposing stricter conditions on lepers and the poor, especially against wandering vagrants who they wanted to keep out of their cities.

Murphy writes, “prior to the 1450s, on the rare occasions when councils did respond to the plague, their approach tended to be reactive. By isolating the sick, cleansing their goods and imposing sanitary regulations, they now took practical steps to limit the spread and severity of each epidemic. How effective these measures were is difficult to gauge. Some outbreaks of plague were less severe than others, though the extant to which this may have been due to efficacy of legislation is unclear. Coping with infectious diseases became a regular part of urban life during this period, as northern French towns faced outbreaks of plague during every decade from the 1450s to the 1560s, in addition to the other epidemic diseases, both new and established, with which they had to contend.”

The article, ”Plague Ordinances and the Management of Infectious Diseases in Northern French Towns, c.1450-c.1560,” appears in The Fifteenth Century, Vol. XII: Society in Age of Plague, edited by Linda Clark and Carole Rawcliffe. This book contains ten essays that focus on the Black Death and the plague in western Europe. Neil Murphy is a lecturer at Northumbria University.

Sources : medievialists.net


Nautical charts revealed… it is all about details

Bonjour à tous,

Merci de consulter les cartes et de m’expliquer la conception du monde telle que nous l’avons lue dans le Mundi.
La semaine prochaine, nous lirons Li Ere Brendan

Les cartes marines sur parchemin, Nautical charts on parchment

France, detail from Catalan Map, 1375

France, detail from Catalan Map, 1375

   Gallica is the digital library of the Bibliothèque Nationale de France (BnF), open to the general public around the world. It serves as a digital encyclopedia and consists of printed materials and sound recordings. Gallica makes it possible to find sources that are rare, unusual, out-of-print, or difficult, if not impossible, to access. The BnF owns the largest world collection of ancient Nautical maps (more thn 500).

Recently, Gallica has opened an online exhibition of Nautical maps, you can find the exhibition, « L’âge d’or des cartes marines : quand l’Europe découvrait le monde ».

It includes the Carta Pisana, a map made at the end of the 13th century, about 1275-1300.

image

Carte Pisane, XIIIe, Carte marine de l’océan Atlantique Est, de la mer Méditerranée et d’une partie de la mer Noire.

It shows the whole Mediterranean, the Black Sea and a part of the atlantic coast, from the north of present-day Morocco (down to roughly the 33rd parallel north, with the town of Azemmour to the present-day Netherlands, but the accuracy of the map is mostly limited to the Mediterranean.

europe en 1375

Atlas Catalan, Europe in 1375

It is the oldest surviving nautical chart (that is, not simply a map but a document showing accurate navigational directions). It is aslo a portolan chart, showing a detailed survey of the coasts, and many ports without any topography or toponymy of the inland. Important to notice, on the map, North is on the top, in contrast to other maps of the same period such as the Hereford Mappa Mundi (ca. 1300), where East is on the top.

One century later, the Atlas Catalan is the most important Catalan map of the medieval period (drawn and written in 1375). It was produced by the Majorcan cartographic school and is attributed to Abraham Cresques, a Jewish book illuminator who was a master of the maps of the world. It has been in the Bibliothèque nationale de France since the time of King Charles V. The Catalan Atlas originally consisted of six vellum leaves folded down the middle, painted in various colors including gold and silver. The leaves are now cut in half. Each half-leaf is mounted on one side of five wooden panels. The map shows illustrations of many cities, whose political allegiances are symbolized by a flag. Christian cities are marked with a cross, other cities with a dome. Wavy blue vertical lines are used to symbolize oceans. Place names of important ports are transcribed in red, while others are indicated in black.

Gallica vous propose de découvrir des documents évocateurs des explorations et des voyages au long cours, les portulans (portoland) . Ces cartes marines enluminées, réalisées sur parchemin, ont été essentielles pour la maîtrise des mers, mais ont également diffusé les représentations des nouveaux territoires découverts par les Européens à partir du XIVe siècle. De ces cartes anciennes, peu ont survécu (survived) jusqu’à aujourd’hui: la Bibliothèque nationale de France en possède la plus riche collection du monde, soit plus de 500 documents. Une exposition, « L’âge d’or des cartes marines : quand l’Europe découvrait le monde », leur a été consacrée. Les premiers portulans ont été élaborés au XIIIe siècle, et concernent la mer Méditerranée ; parmi eux, le plus ancien serait la Carte pisane, datée de la fin du siècle, et présente dans les collections de la BnF depuis 1840.

C’est aussi à cette époque que naissent les conventions cartographiques typiques des portulans : l’accent est mis sur le tracé des côtes, scandé par les ports et les havres dont les toponymes sont disposés à la perpendiculaire du littoral pour une lecture facilitée. Les mers sont sillonnées de lignes géométriques, les « lignes de vents » ou de « rhumbs » indiquant la direction des points cardinaux et permettant aux marins, à l’aide du compas de mer, de s’orienter et de fixer un cap. Ces cartes comprennent également des échelles de distance, mais ne tiennent pas compte de la déformation liée à la projection du globe sur un plan, du moins avant le XVIIe siècle.

Dès le XIVe siècle, des éléments graphiques nouveaux apparaissent: les toponymes s’accompagnent de vignettes urbaines, des éléments de reliefs surgissent. Peu à peu, toute une iconographie enluminée vient agrémenter les cartes, pour illustrer les territoires décrits: peuples, habitats, faune et flore, etc. Ce vocabulaire graphique est au départ très euro-centré: les villes asiatiques ou africaines sont représentées de la même manière que celles d’Europe, sans souci de la réalité. Un mode de représentation du monde à travers le regard européen s’élabore, que l’on retrouvera dans les arts décoratifs tout au long de l’Ancien régime: peuples nus ou couverts de parures bariolées, cannibales ou « bons sauvages », flore luxuriante, animaux exotiques et monstres marins…

Avec l’essor des explorations ibériques, puis des autres puissances maritimes européennes (France, Pays-Bas, Angleterre), une nouvelle vision du globe émerge et une nouvelle géopolitique se met en place, qui atteste des rêves hégémoniques européens, mais aussi des âpres rivalités entre pays d’Europe. Malgré le progrès des connaissances, des hypothèses géographiques héritées de l’Antiquité subsistent. Ainsi, certaines cartes décrivent un vaste continent austral, qui aurait dû, selon Ptolémée, faire pendant aux terres de l’hémisphère nord. Les cartographes du XVIIe siècle continuent d’évoquer cette terre, qui prend peu à peu les contours que nous lui connaissons actuellement, sous la forme de l’Australie (les côtes de l’île ne seront entièrement reconnues qu’en 1766 par James Cook).

Compass_rose_from_Catalan_Atlas_(1375)

Compass Rose, detail from the Catalan Atlas, 1375

Faites pour la navigation, ces cartes sont pourtant élaborées à terre, dans des villes comme Majorque, Gênes, L

isbonne, Séville, Dieppe, Marseille, Amsterdam, Londres… Les navigateurs n’emportaient à bord des navires que des versions de f

acture assez sobres, dont peu d’exemples ont été conservés ; les plus belles réalisations parvenues jusqu’à nous étaient souvent destinées aux souverains et mécènes. Charles V a ainsi pu recevoir vers 1375 l’Atlas catalan, superbe représentation du monde alors connu en Europe. C’est l’œuvre d’un cartographe majorquin Abraham Cresques, qui s’est inspiré principalement du récit de Marco Polo pour la partie orientale du monde. La Cosmographie universelle, achevée par le pilote havrais Guillaume Le Testu en 1556, a quant à elle été dédiée à l’amiral de Coligny.

Aux XVe et XVIe siècles, la production de portulans reflète l’expansion et la

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detail, Atlas Miller

rivalité de l’Espagne et du Portugal le long des côtes de l’Afrique puis de l’Amérique. En France, entre 1530 et 1650, une école hydrographique éclot en Normandie, province alors dynamique sur les mers. Réalisés dans un esprit pratique, par des hydrographes souvent navigateurs eux-mêmes et très au courant des progrès de la cartographie (Pierre Descelliers, Jean Roz

e, Guillaume Le Vasseur…), ces portulans normands ont aidé à vulgariser les avancées de la science nautique moderne.

Le triomphe de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (V.O.C

.) au XVIIe siècle s’exprime aussi dans sa production cartographique. Pendant toute son existence, de 1602 à 1799, elle eut son propre service cartographique et hydrographique, travaillant depuis Amsterdam et Batavia (aujourd’hui Djakarta), et fut dirigée notamment par plusieurs membres de la célèbre famille des Blaeu. Les cartes sur vélin de la Compagnie, couvrant le monde entier, peuvent être considérées comme les derniers portulans Moins décorées, les cartes de la

1476120_10151794619018193_1257904591_n

detail, Atlas Miller

V.O.C sont conçues quasi-exclusivement pour la navigation, sont actualisées d’après les informations des marins et obéissent à des normes communes rigoureuses. Plusieurs dizaines de milliers de cartes furent alors réalisées, dont seules quelques centaines ont survécu.

Sources Gallica : http://bnf.fr


Films français

Des films français avec des sous-titres en français

I recommend 2 websites to help your students improve their French.

http://pluzz.francetv.fr/depuis-l-etranger FRANCE TELEVISION  and http://filmfra.com/ Le site FILM FRA

You will be able to watch movies in French with French subtitles…

Vous devez regarder des films en Français avec les sous-titres en français… (French movies with subtitles in French)

Soyez patient, les films sont en entier, donc ils mettent un peu de temps à charger (be patient, while the movie is loading)…

Vous pourrez en trouver ici : http://pluzz.francetv.fr/depuis-l-etranger    LE SITE DE FRANCE TELEVISION
(il y a une option captions pour chaque film)

Vous pourrez en trouver ici : http://filmfra.com/ Le site FILM FRA

Ah! Si j’etais riche
A gauche en sortant..
Amelie
Aurore
Asterix et Obelix
Asterix aux jeux…
Bandidas
Bienvenue chez..
Boum1
Boum2
Brake (2012)
Camille Redouble
Café de Flore
Comme un Chef
Comme les autres
Coluche, l’histoire..
De battre mon coeur..
Echange
Ensemble C’est Tout
Entre les murs
Fantômas contre Sc..
Fantômas se déchaîne
Fanfan la tulipe
From paris with love
Histoire de Pi
Impromptu
Intouchables
Il reste du jambon
Jesus
Jeux d’enfants
La Mort en douce
La bûche
L’Âge de glace 1
L’Âge de glace 2
L’Âge de glace 3
L’Âge de glace 4
L’arnacoeur
La chambre du fils
La Grande Séduction
La Jeune Fille..
L’Attaque du métro
La tête de maman
Le crime de…
Le Grand Blond avec…
Le Grand soir
Le hérisson
Le Pacte des loups
Le Petit Nicolas
Le scaphandre et..
Le Silence de Lorna
Léon
Les Choristes
Les Profs
Les Infidèles
Les fugitifs
Les Visiteurs
L’Étudiante
LOL
Micmacs
Mome
Monsieur Lazhar
Mon meilleur ami
Molière
Ne le dis à personne
Paris
Paris je t’aime
Parlez moi de la pluie
Pearl Harbor
Prédictions
Rien à déclarer
Taken
Taxi3
Taxi4
Truman Show
Un printemps à Paris
Wasabi

 

 


Serments de Strazbourg (842)

File:Bible carolingienne (Charles le Chauve).jpg

Charles le Chauve, Carolingian Bible (IXth century): to ‘Rex Carolus’ (Charles le Chauve). The Bible is kept in the Abbey of Saint-Paul-outside-the-walls (Rome).

 

The  Serment de Strasbourg is an oath sworn by Charles le Chauve – Charles the Bald (later Holy Roman Emperor Charles II) andÄhnlicher Begriff: Louis II de Germania in solemnizing their alliance against their brother, Emperor Lothair I. The chief political result of this alliance was the Treaty of Verdun (843). Each brother made his oath in the language of the other’s followers, so that it might be understood. The version used by Louis is often considered the oldest known specimen of French.The text was preserved in the manuscript of the Frankish historian Nithard (fl. 9th century).The Serments is the earliest known document written in the emerging vernacular.

Le mot tudesque vient de l’adjectif germanique tiudesc, qui signifie «populaire». Cette racine se retrouve aussi dans le mot tiudesc-Land qui signifie le «pays du peuple». Au fil du temps, il se transformera en Deutschland, nom actuel de l’Allemagne.

Pro dõ amur & pχρ̄ian poblo & nrõ cõmunſaluament. diſt di e/in auant. inquantd̃ſſauir & podir medunat. ſiſaluaraieo.ciſt meonfradre karlo. & in aḍ iudha.& in cad huna coſa. ſicũ om p dreit son

fradra ſaluar diſt. Ino quid il mialtre

ſi faz&. Et abludher nul plaid nũquã

prindrai qui meon uol ciſt meon fradre

karle indamnoſit.

Si Lodhu–vigs sagrament que son fradre Karlojurat conservat, et Karlus meos sendrade suo part non lostanit, si jo returnar nonl’int pois, ne jo ne neuls cui eo returnarint pois, in nulla aiudha contra Lodhu--uvig nun li iv er.

Edition établie d’après le ms et l’édition de Voretzsch (1966) 4-6.

Louis II de Germania  (in Old French):

Pro Deo amur et pro christian poblo et nostro comun salvament, d’ist di in avant, in quant Deus savir et podir me dunat, si salvarai eo cist meon fradre Karlo, et in adjudha et in cadhuna cosa si cum om per dreit son fradra salvar dift, in o quid il mi altresi fazet; et ab Ludher nul plaid nunquam prindrai qui meon vol cist meon fradre Karlo in damno sit.

Late Latin translation:

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/31/Louis_II_de_Germanie.jpg

Louis le Germanique et ses fils. Français 2813, folio 152v. Vers 1375-1380. Grandes chroniques de france de Charles V. Bibliothèque nationale de France.

Pro Dei amore et pro Christiano poplo et nostro communi salvamento, de ista die in abante, in quantum Deus sapere et potire mî donat, sic salvaro ego eccistum meum fratrem Karlum, et in adjutum ero in quâque una cosa sic quomodo homo per derectum suum fratrem salvare debet, in hoc quid ille mî alterumsic faceret; et ab Lothario nullum placitum numquam prendero quod meo volle eccisti meo fratri Karlo in damno sit.

Charles le Chauve (in Old German):

In Godes minna ind in thes Christianes folches ind unser bedhero gealtnissi, fon thesemo dago frammordes, so fram so mir Got gewizci indi madh furgibit, so hald ih tesan minan bruodher, soso man mit rehtu sinan bruodher scal, in thiu thaz er mig so sama duo, indi mit Lutheren in noheiniu thing ne gegango, zhe mioan willan imo ve scadhen werhen.

Français moderne :

Pour l’amour de Dieu et pour le chrétien peuple et notre commun salut, de ce jour en avant, en tant que Dieu savoir et pouvoir me donne, ainsi secourrai-je ce mien frère Charles, et en aide en chacune chose si comme homme par droit son frère sauver doit, en ce (à condition) qu’il me fasse autant; et de Lothair nul accord jamais ne prendrai, qui par ma volonté, à ce mien frère Charles à dam soit.

English translation:

For the love of God and Christendom, and for our common safety, from this day forth, as much as God shall give me knowledge and power, I will protect my brother Charles, here present, and will aid him in everything, as a man in justice has to protect his brother, in which he would do the same for me; and I will make with Lothaire no compact, which of my own free will can injure my brother Charles, here present.

The soldiers of Charles Le Chauve answered (in Old French):

Si Lodhuwigs sagrament que son fradre Karlo jurat, conservat, et Karlus meos sendra, de sua part, non lostanit, si io returnar non l’int pois, ne io, ne seuls cui eo returnar int pois, in nulla adjudha contra Lodhuvvigs nun li iv er.

En Français moderne :

Si Louis garde le serment que à son frère Charles il a juré, et Charles, mon seigneur, de sa part, ne le tient, si je ne l’en puis détourner, ni moi, ni nul que j’en puis détourner, en nulle aide contre Louis ne lui en cela serai.

  • Avalle, D’Arco Silvio, Alle origini della letteratura francese: i Giuramenti di Strasburgo e la Sequenza di santa Eulalia; appunti raccolti da Luciana Borghi ed integrati dall’autore.Torino G. Giappichelli [1966].
  •  Becker, Siegfried, Untersuchungen zur Redaktion der Straßburger Eide. Frankfurt/M. Peter Lang 1972.
  •  Tabachovitz, A., Étude sur la langue de la version française des Serments de Strasbourg. Uppsala Almquist & Wiksells Boktryckeri 1932.
  • Hilty, G., “Les serments de Strasbourg et la Séquence de Sainte Eulalie”, Vox Romanica 37, 126-150.
  • Ayres-Bennett, W., “The Strasbourg Oaths (842): the earliest vernacular text”, A History of the French Language through Texts, London/New York 1996, 16-30.
Juliette Bourdier

Nithard, Historiarum libri quatuor (f. 1ra-18ra), comprenant les Serments de Strasbourg (f. 13rb)

Titre : Nithardus, De dissensionibus filiorum Hludovici Pii libri quatuor (1-18r). Flodoardus Remensis,Annales (19v-46v).
Auteur : Nithardus (0800?-0844). Auteur du texte
Auteur : Flodoardus (0894?-0966). Auteur du texte
Date d’édition : 1000-1100
Format : Saint-Riquier. – ou. – Saint-Médard de Soissons (?). – Minuscule caroline tardive de deux mains d’époques différentes : la première, de la fin du Xe s., est responsable de la copie des cinq premiers cahiers ; le copiste utilise le w, en capital dans les noms propres (ex. f. 28v Willelmus, Waldricus), tandis qu’il note avec deux u la forme minuscule du w, comme c’est le cas étrangement dans le nom du souverain Lodhuuuicus (sic, f. 13v) et dans les passages rédigés en langue vernaculaire (f. 13v). Le sixième et dernier cahier est dû à une seconde main travaillant au XIe s.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84238417/f28.image

  • Cerquiglini, Bernard (1991) La naissance du français, Paris, Presses universitaires de France, 1991 (Que-sais-je ?) 3rd edition, 2007
  • Hall, Robert A. (1953). “The Oaths of Strassburg: Phonemics and Classification”. Language 29 (3): 317–321. doi:10.2307/410027.
  • Hartmann, Wilfried (2004). Ludwig der Deutsche und seine Zeit. Darmstadt: Wissenschaftliche Buchgesellschaft.
  • Hartmann, Wilfried (2002). Ludwig der Deutsche. Darmstadt: Primus.
  • Lowe, Lawrence F. H.; Edwards, Bateman (1927). “The Language of the Strassburg Oaths”. Speculum 2 (3): 310–317. doi:10.2307/2847721.
  • Rea, John A. (1958). “Again the Oaths of Strassburg”. Language 34 (3): 367–369. doi:10.2307/410928.
  • Thompson, James Westfall (1926). “The Romance Text of the Strassburg Oaths. Was it Written in the Ninth Century?”. Speculum 1 (4): 410–438. doi:10.2307/2847162.

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